Riz cantonais – 广式炒饭 – guǎngshì chǎofàn

Dans ce titre accrocheur, le nom d’un plat qui, pour bien des Français, résume l’identité culinaire chinoise. Inutile de nier, l’industrie agroalimentaire (#ThéorieDuComplot) en case partout, du rayon surgelés, aux cantines scolaires, aux buffets à volonté (les deux s’approvisionnant selon nos sources chez le premier).
Ne cédons pas à la fatalité, et procédons à une petite enquête de terrain. Selon Jacinthe, du restaurant Le Hong Kong (rue du Cygne à Tours) il faut verser l’œuf battu dans la poêle, sur le riz qui frit ; ensuite l’ensemble doit être bien mélangé pour que chaque grain soit enrobé d’œuf. Pour avoir un élément de comparaison et découvrir une autre façon de cuisiner le riz, il est recommandé de goûter le riz vapeur aux haricots en feuille de bananier.

Signalons par ailleurs et à toutes fins utiles, que Riz cantonais est le titre d’un documentaire de Mia Ma, récompensé au cours de la 13ème édition du Festival du Film Ethnographique Jean Rouch de Paris, en novembre 2015. Son propos est le suivant:

« Je ne parle pas trois mots de cantonais parce que mon père ne me l’a jamais parlé et parce que je suis nulle en langues. Ma grand-mère ne parle pas trois mots de français parce qu’elle n’a jamais eu envie de l’apprendre. Pour traduire entre elle et moi il y a mon père, mais il rechigne à le faire. Alors je vais rencontrer d’autres immigrés chinois, aux langues et parcours différents. Grâce à ces détours, la perte de la langue originelle trouve peu à peu un sens. »

C’est épatant : il suffit de sortir de chez soi et d’aller parler à ses proches voisins, pour qu’une idée reçue se dissipe…

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