France : macho mouchkil !

Patrie des Droits de l’Homme. On verra pour la femme… Surtout au travail.
Rappel historique sur ce beau pays des « Droits de l’Homme » : en 1793, pour avoir osé rédiger « La Déclaration Universelle des Droits de la Femme et de la Citoyenne », réclamé le droit de vote pour les femmes, le droit de divorcer, Olympe de Gouges fut… décapitée par les… « Révolutionnaires ». #lose
(NB: lose et loose, c’est point pareil!)

Pour étaler ma science et glisser une de mes chroniques littéraires pour Radio Béton, radio rock associative de Tours, j’éprouve le besoin de dire que pour ce qui est des droits des femmes, notamment en terme de liberté sexuelle, l’illustre marquis de Sade (1740 – 1814) était plus révolutionnaire, que les révolutionnaires. Pour entendre la chronique, cliquez là-dessus. Oui, le site de la radio ne permet pas d’inclure cette oeuvre dans la page, et très curieusement, la même chronique publiée sur ma page soundclound a été purement et simplement… supprimée.


Pause Musicale
Claire Diterzi – à quatre pattes


En 2016
En 2016, en France, dans ce pays qui s’insurge contre la condition des femmes d’ « ailleurs », être une femme :
– C’est toujours être payée moins pour le même travail, à niveau d’études et compétences égaux.
– C’est devoir être excellente, là où un homme peut se contenter d’être bon, voire médiocre.
– C’est devoir « se faire belle » (pour plaire à qui?) ou au moins « faire un effort » pour ne pas déplaire (à qui?), et être souriante, gentille, séduisante, amusante, divertissante… mais surtout pas trop intelligente, sinon, #chiante.
– C’est  encaisser les remarques, regards dégueulasses moralement, avec peu de chances d’être soutenue, si on se plaint. #hystéro

Comme certaines femmes en ont marre – et même si on ne doute pas qu’il faudra des siècles pour que ça change, ah non, c’est vrai, les pays scandinaves… – les pages pour dénoncer ce qu’elles subissent au quotidien se multiplient. En voici deux :
Paye ton Taf : un Tumblr qui regroupe des témoignages de sexisme au travail, cocktail de phrases et situations réelles, fleurons de la beauferie masculine made in France.
– Chair collaboratrice : créée par des femmes travaillant à l’Assemblée Nationale, Sénat, Ministères, Administrations locales, suite à l’ Affaire Baupin, pour dénoncer les agressions, violences et pressions dont sont victimes les femmes politiques, là où devrait s’accomplir le devoir d’exemplarité.


Ma vie, mon oeuvre
Avoir ma première carte de presse en 2015 m’a coûté 3 mois d’arrêt maladie pour cause de harcèlement moral par un chefaillon auto-proclamé, qui ne voyait pas d’un très bon œil qu’une femme de 20 ans de moins que lui, plus diplômée que lui, plus – osons le dire – efficace que lui ait le culot de prétendre être journaliste, et n’entre dans aucun rapport de séduction. Mon dossier  pour la CCIJP a été sciemment bloqué, avant que je décide de l’envoyer moi-même après avoir récupéré les pièces administratives dont on m’interdisait l’accès. J’ai du faire face aux mails, appels, sms, courriers incessants, agressifs, insultants, menaçants. Cette personne a même essayé de contacter la SCAM – Société Civile des Auteurs Multimédia – pour se prétendre auteur de mes contenus radiophoniques. Et tout ça pour quoi? Je suis une femme, et je ne fais pas le café.
Le plus beau, dans ce genre de situation, c’est que le plus souvent, beaucoup de gens le savent, mais personne ne vous soutient. Ou presque. Et tout ça pour quoi? Il est communément admis que les femmes doivent s’écraser devant les hommes.

#FluctuatNecMergitur
Puisque j’écris ce post, mesdames, messieurs, c’est que je suis toujours là. Ce constat me met dans un état plutôt joyeux, je dirais même que j’écris ces lignes avec une satisfaction évidente. J’espère – mais c’est déjà le cas! 😉 – connaitre d’autres blogueurs/euses qui se battent pour les droits des femmes. Je crois aussi qu’il est stupide de comparer des situations qui n’ont rien à voir, pour en déduire que « Quand même, en France, il n’y a pas de quoi se plaindre. » En rhétorique, ça s’appelle… une moisissure argumentative.


C’est quoi ce titre?
Macho mouchkil : le sexisme ordinaire au Maroc. Voilà, à l’origine, ça vient de là.

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