Ceux qui n'ont pas de vie de secours

En France, il y eut la mode du « journal de confinement ». On peut déjà prévoir une rentrée littéraire un peu pénible, déclinaison intarissable de l’enfermement, de la privation de liberté, du retour sur soi-même. Nous n’entendrons pas ceux pour qui le confinement fut un enfer, et qui ont vu des pans entiers de leur vie s’écrouler.

Ouais, Ouais, nan, nan : des Diam’s dans tes oreilles – Montage sonore de Warda Mouldawa

Dans cette création sonore, je voulais faire entendre ces vies pour lesquelles le confinement n’a pas été des vacances, ou un temps de désœuvrement délicieux, avec la personne aimée ou en famille, où l’on peut s’adonner à la musique, au yoga, à la cuisine. En France le confinement a creusé encore les inégalités sociales, et la crise qui s’annonce risque d’être dramatique pour les plus précaires, pour ceux qui vont perdre leur emploi, ceux qui se sont déscolarisés, ceux qui risquent d’être expulsés, ceux qui n’auront nulle part où se réfugier. Ceux qui, comme l’écrit Diane Ducret, dans son billet sur marianne.net « Journal du confinement » : la vie un peu trop rose de Leila Slimani, n’ont « pas de vie de secours ».

Dans ce montage je cite les paroles de La Boulette, une chanson de la rappeuse Diam’s.

Je glisse aussi quelques extraits de vieilles chansons françaises, parce que « it’s the same old song ».

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Auteur·e

melpwyckhuyse

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